La journaliste Sarah Bukasa, directrice générale de Challengeinfo.cd est montée au créneau après la diffusion d’une vidéo devenue virale montrant une femme victime de violences présumées dans une salle d’accouchement en République Démocratique du Congo.
Dans un message fait avec un ton ferme, Sarah Bukasa exprime « une profonde colère et une immense désolation » face à des images qu’elle qualifie d’« inhumaines, révoltantes et totalement inacceptables ». Pour elle, aucune circonstance ne saurait justifier un tel comportement, encore moins dans un environnement hospitalier censé garantir la sécurité et la dignité des patientes.
Très critique, la journaliste s’interroge sur une dérive qu’elle juge préoccupante dans certains établissements de santé.
Elle dénonce notamment le contraste entre les principes du serment médical et les actes observés dans la vidéo, estimant que la dignité humaine y est « piétinée ».
Au-delà de la dénonciation, Sarah Bukasa interpelle directement les autorités congolaises. Elle appelle le ministère de la Santé publique à « prendre des mesures immédiates » pour identifier et sanctionner les responsables, et exhorte le ministère de la Justice à ouvrir « une enquête urgente et transparente ».
Dans son plaidoyer, elle formule également des exigences claires : l’arrestation de l’individu impliqué, sa radiation du corps médical, ainsi que l’application de sanctions exemplaires afin d’éviter toute récidive.
Pour Sarah Bukasa, le silence ou l’inaction face à de tels faits reviendrait à cautionner ces pratiques.
Elle insiste sur la nécessité de mettre fin à toute forme de violence à l’égard des femmes dans les structures sanitaires, en particulier lors de l’accouchement, un moment qu’elle rappelle comme étant « l’un des plus vulnérables de la vie ».
Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont également exprimé leur indignation, réclamant des sanctions exemplaires pour éviter la répétition de tels actes. Certains appellent à des réformes plus profondes du système de santé, notamment en matière de formation, de contrôle et de responsabilisation du personnel médical.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités n’a encore été enregistrée. Toutefois, la pression de l’opinion publique pourrait accélérer l’ouverture d’investigations.
En attendant, cette affaire continue de susciter une forte émotion, illustrant une exigence croissante de respect de la dignité humaine dans les établissements de santé en République démocratique du Congo.
