Kikwit : Les conditions de vie des déplacés de Kwamouth demeurent précaires

À Kikwit, dans la province du Kwilu, la situation est désespérée pour les déplacés de Kwamouth, vivant dans des familles d’accueil.

Selon les statistiques des services sociaux en ville de Kikwit, trente déplacés ont perdu la vie de suite des conditions de vie précaires, a dit vendredi dernier à la presse, la secrétaire urbaine aux affaires de Kikwit.

Ces congolais qui ont fui les violences orchestrées par les miliciens Mobondo au territoire de Kwamouth, en province du Maï-Ndombe ne bénéficient d’aucune assistance de la part du gouvernement et moins encore des partenaires humanitaires plusieurs mois depuis leur arrivée, dans ce coin du pays, déplorent les services sociaux.

Dépassées par la charge, certaines familles d’accueil ont renvoyé chez elles les déplacés, justifiant qu’elles ne sont plus en mesure d’offrir un digne abri ni continuer à prendre en charge les déplacés.

” Les familles d’accueil sont au bout de leurs ressources. Les conditions de nourriture, de logement et d’éducation pour les déplacés sont inacceptables. À Kikwit, nous déplorons déjà 620 déplacés, parmi lesquels 30 sont décédés en raison de la malnutrition et des conditions d’accueil déplorables. Les familles d’accueil ont commencé à les chasser parce qu’elles sont à bout de patience. Ces déplacés ont été confiés à elles par les services sociaux pour une période déterminée, mais ils viennent maintenant demander aux services sociaux de les reprendre”, a déclaré Judith Mbila, secrétaire urbaine des affaires sociales.

Elle a appelé le gouvernement à apporter de l’aide à ces personnes.

” Nous appelons le gouvernement à leur venir en aide, tout comme cela a été fait pour les déplacés de Kamwena Nsapu. Jusqu’à présent, aucune assistance n’a été apportée, et ces déplacés sont livrés à eux-mêmes”, a t-il dit.

À plus d’une centaine de kilomètres au nord de Kikwit, c’est la ville de Bandundu, chef-lieu du Kwilu. Ici, 4 669 déplacés accueillis y résident. Ces derniers ont annoncé une descente dans la rue, le lundi 9 octobre prochain pour dénoncer leur abandon par les gouvernements provinciaux des entités démembrées du Grand Bandundu, ainsi que par le gouvernement central. Ils dénoncent également des conditions inhumaines dans lesquelles ils vivent depuis cette situation.

Une grande partie du grand Bandundu est plongée depuis plus d’une année dans la violence qui oppose les Teke et Yaka, deux des entités communautaires qui partagent cet espace.

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