Kasaï : la population de Kamonia en colère face à la recrudescence des têtes d’érosions et à l’inaction des autorités provinciales

La population de Kamonia en a assez du silence des autorités face à la menace des érosions. Ce lundi 14 avril, la société civile est descendue dans la rue pour faire entendre sa voix. Une marche pacifique a été organisée pour exiger des réponses concrètes face à une urgence environnementale qui s’aggrave de plus en plus.

Selon les organisateurs de ladite marche, au total 19 ravins majeurs menacent aujourd’hui la commune rurale de Kamonia, mettant en danger des maisons, routes et activités économiques. La marche est partie du ravin de Karpate, l’un des plus redoutés de la région, pour chuter au bureau de l’administrateur du territoire, où un mémorandum a été lu et déposé.

Dans ce document, les manifestants réclament le démarrage immédiat des travaux anti-érosifs promis par le gouverneur lors de sa visite en décembre dernier à Kamonia.

La société civile dénonce également la marginalisation du secteur de l’Entre-Kasa-Longatshimo ravagé par des têtes d’érosions.

De son côté, Médard Muamba V12, l’un des organisateur, annonce une autre marche pour exiger les départs des autorités locales qui, selon lui, n’agissent pas face aux exigences de la population locale.

Cette mobilisation, la plus importante depuis le début de la crise, traduit le désespoir d’une population livrée à elle-même. La société civile appelle à une réaction rapide et à des actions concrètes pour éviter le pire dans cette commune rurale de Kamonia, chef-lieu du territoire de Tshikapa.

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