Kabila-Tshisekedi : ce frontal redouté mais désormais inévitable !

 

Ces alliés unis par circonstance, séparés pour discordances, plante en conséquence le décor d’une confrontation prochaine. La pierre inaugurale, disons-le ainsi, a été posée la semaine dernière par l’ancienne premier dame, ou première dame honoraire ça dépend, Olive Lembe Kabila. Dans une vidéo, elle a regretté que son mari Joseph, ait “mal fait peut-être, de valoriser certaines personnes qui de leur vie ne pouvaient jamais imaginer même porter une veste et avoir le respect qu’ils ont aujourd’hui”. 

L’incise assassine, a trouvé une géolocalisation dans l’opinion publique, laquelle par lucidité ou analogie, a identifié l’actuel Président de la République comme cible. S’agissait-il d’un habit ? Peut-être, mais certains s’en ont tenu à la symbolique de cet habit : la veste qui représente les honneurs, le pouvoir, ce flambeau que Joseph Kabila a passé à Félix Tshisekedi en janvier 2019.

Olive Lembe aura posé une pierre inaugurale qui renvoie déjà à quelque chose du genre : pierre tombale. Sa piqûre hypodermique, a peut-être atteint celui qui consomme aussi bien les réseaux sociaux, depuis son lit d’hôpital. Un peu essoufflé par le traitement mais lucide, le Président de la République, en réaction ou non, a donné quand-même le ton de ce que sera sa relation prochaine avec Joseph Kabila.

Primo, pour Félix Tshisekedi, Joseph Kabila prépare une insurrection. C’est lui qui tire depuis Kinshasa les ficelles de l’AFC de Nangaa dont le procès est en cours. Segundo, le fils du défunt opposant Étienne Tshisekedi, est déterminé donc d’ouvrir “les placards” et sortir “les cadavres pour montrer comment ce pays a été trahi, pillé et volé avant moi”.

Entendez, Félix Tshisekedi va désormais “fouiner dans le passé” afin d’étaler le côté païen de son prédécesseur Joseph Kabila. Tâche commise au nouveau ministre d’État de la justice et garde des sceaux, à l’en croire, confirmant ainsi des soupçons de certains observateurs, qui, au sortir du gouvernement Suminwa, on vu en Constant Mutamba, un “homme de mains” qui va exécuter des sales besognes dans ce nouveau mandat de Félix Tshisekedi. Sales ou propres, à chacun son choix.

Et tertio ? Un affrontement. Et l’issue d’un tel affrontement, laisse redouter une mort certaine. Pas nécessairement une mort physique mais peut-être une mort politique.

L’ancien rebelle, devenu militaire, puis Chef de l’État, ne peut-être défini comme partant perdant dans ce bras de fer. Dans l’appareil judiciaire comme dans les services de sécurité, il se peut qu’il ait encore quelques fidèles prêts à prêter un coup de main. Sans oublier ses ressources humaines éparpillées un peu partout dans le pays, à travers un projet d’élevage sans frontières.

L’inexpérimenté quant-à lui, tend à sa sixième année d’expérience au sommet de l’État. Il contrôle toutes les institutions de la République, une bonne partie de la population pour laquelle, entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, le choix sera clair. En outre, il peut compter à l’international sur les anciens amis de Joseph Kabila qui se sentent encore avoir été dupés. Soft ou hard, les hostilités sont lancées. Elles se veulent hostiles.

Texte tiré de Jeannot Sheji/ Journaliste indépendant 

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