À quelques jours du début des épreuves de l’examen d’État (Exetat) en République Démocratique du Congo, des voix s’élèvent dans la chefferie des Bahema-Boga, territoire d’Irumu (Ituri), pour dénoncer l’exigence des frais de participation par certains chefs d’établissements scolaires, malgré la gratuité promise par le gouvernement central.
Des candidats finalistes de l’année scolaire 2024-2025, joints ce mardi 22 juillet par votre rédaction, affirment avoir payé chacun jusqu’à 125.000 Francs congolais, pour être autorisés à passer les épreuves. « On nous a dit que sans paiement, aucun élève ne pourra accéder aux examens. Pourtant, on sait que le gouvernement avait promis la gratuité pour nous ici en Ituri, comme au Nord et au Sud-Kivu », a confié un élève sous anonymat.
Selon les informations recueillies, plus de 5.000 élèves sont concernés dans les six centres de passation implantés à Boga. Une note non officielle circulant sur les réseaux sociaux fait état d’un détournement présumé et de pratiques contraires à la circulaire du ministère de l’EPST.
La société civile et certains parents d’élèves demandent l’ouverture d’une enquête urgente pour rétablir les responsabilités. Ils exigent également la restauration des montants perçus illégalement.
Précisons que jusqu’à présent, les autorités éducatives locales n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations.
