Les attaques armées répétées contre les populations civiles dans le territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, continuent de provoquer d’importants mouvements de population. Ces violences, attribuées à des groupes armés actifs dans la région, ont contraint des milliers de familles à abandonner leurs villages pour trouver refuge dans des sites de fortune, souvent improvisés et dépourvus d’infrastructures de base.
Selon des sources locales de la société civile et des défenseurs des droits humains, plusieurs localités des territoires d’Irumu et Djugu ont été la cible d’attaques visant directement des civils. Incendies d’habitations, pillages et menaces permanentes ont poussé les habitants à fuir précipitamment, laissant derrière eux, biens et moyens de subsistance. La psychose gagne les zones environnantes, où la population vit dans la crainte de nouvelles incursions. Dans les sites de déplacement, les conditions de vie sont particulièrement préoccupantes.
Installées dans des abris de fortune faits de bâches usées et de matériaux de récupération, les familles déplacées font face à une grave pénurie d’eau potable, de nourriture et de soins de santé. Les femmes et les enfants, majoritaires parmi les déplacés, sont exposés à des risques accrus de violences, d’exploitation et de maladies.
Des acteurs de la société civile alertent également sur le manque de protection dans ces sites jugés « à haut risque ». L’absence d’un encadrement sécuritaire adéquat et l’insuffisance de l’assistance humanitaire aggravent la vulnérabilité des déplacés, déjà traumatisés par les violences subies dans leurs villages d’origine.
Face à cette situation, des appels pressants sont lancés aux autorités provinciales et nationales ainsi qu’aux partenaires humanitaires pour renforcer la sécurité dans les zones affectées et améliorer les conditions d’accueil des déplacés. Pour de nombreuses familles d’Irumu, le retour à la paix reste incertain, tandis que l’urgence humanitaire ne cesse de s’intensifier.
