Une situation inquiétante secoue actuellement le village Idohu, en chefferie de Walese-Vonkutu, territoire d’Irumu (Ituri), où la population locale est forcée d’abandonner leurs habitations pour se regrouper au centre du village, sur ordre des autorités militaires locales.
Selon des témoignages recueillis sur place, cette décision imposée par le nouveau commandant FARDC affectant la zone issu de la 312e brigade est perçue comme une mesure oppressive, ayant provoqué le départ volontaire de plusieurs habitants vers d’autres zones, notamment le Nord-Kivu.
La société civile et plusieurs sources locales dénoncent de graves violations des droits humains attribuées à ce commandant : arrestations arbitraires, tortures, extorsions déguisées en amendes transactionnelles, ainsi que la destruction de cultures vivrières (maïs, manioc, bananiers) pendant les travaux communautaires obligatoires (Salongo).
« Ce commandant agit comme un roi. Il impose des décisions unilatérales qui terrorisent la population. On ne se sent plus en sécurité », confie un habitant d’Idohu.
La population de Manzobe et Ofayi également sous son contrôle, serait aussi concernée par ces abus.
Les voix s’élèvent pour demander une enquête urgente, la relève immédiate du commandant concerné et la protection des droits fondamentaux de es civils dans cette région déjà fragilisée par l’insécurité.
