À Oïcha, une semaine et demie après la rentrée scolaire décrétée au niveau national par le ministère de l’Éducation et de la Nouvelle citoyenneté, les cours n’ont toujours pas repris. Face à cette situation préoccupante, Emmanuel Saliboko, porte-parole de la Coordination des Comités d’Élèves du Territoire de Beni (COCET/Beni), sort de son silence.
Dans une déclaration ferme faite ce mercredi 10 septembre, il appelle les enseignants en grève à regagner les salles de classe. « La grève ne devrait pas être la seule voie pour revendiquer les droits. Nous encourageons un dialogue direct avec le gouvernement, notamment avec la ministre d’État Raïssa Malu », a-t-il affirmé.
Selon lui, les élèves sont les premières victimes de ces perturbations répétées : « Pourquoi, à chaque début d’année scolaire, les enseignants déclenchent-ils toujours un mouvement de grève ? », s’est-il interrogé, ajoutant que cela compromet sérieusement les capacités des apprenants et affaiblit l’éducation dans la région.
Emmanuel Saliboko invite les autorités compétentes à se pencher rapidement sur les revendications des enseignants, afin de garantir une éducation continue, stable et équitable pour tous les enfants du territoire de Beni.
Rappelons que le SYECO, SYNECAT et FOSYNAT avaient déclenché un mouvement de grève depuis le 29 août dernier, une semaine après, une réunion d’évaluation était tenue où les professionnels de la craie blanche, avaient regretté le silence du gouvernement provincial face à leur revendication demandant au mutuelle de santé de leur donner une bonne santé car à chaque mois, elle retire 5000 FC à chaque enseignant pour la cause. Ce vendredi, il y aura une deuxième réunion d’évaluation.
