La candidate à l’élection présidentielle de 2018 et 2023, Marie-José Ifoku, a sèchement remis les pendules à l’heure après les propos du pasteur Paul Mukendi, qui a récemment affirmé que la République démocratique du Congo n’était pas prête à être dirigée par une femme.
Dans une interview accordée à POLITIQUONS TV, Marie-José Ifoku a qualifié ces propos de « décevants et sexistes ».
Elle a soutenu que les femmes congolaises sont tout aussi aptes que les hommes à diriger le pays, car elles vivent au quotidien les réalités de la population.
« Les femmes considèrent le pouvoir non pas comme un moyen de domination, mais comme un instrument pour résoudre les problèmes fondamentaux de la vie courante, tels que l’accès à l’électricité, pour le bien-être de tous», a-t-elle répliqué sans détour.
En opposition à l’argument du pasteur, l’ancienne gouverneure de la province de la Tshopo a relevé des exemples bibliques de femmes leaders, notamment Débora, pour illustrer la capacité des femmes à exercer l’autorité.
L’entretien a également permis à Marie-José Ifoku de partager sa vision politique, qu’elle qualifie d’apostolat. Elle a insisté sur la nécessité pour les politiciens de servir la population plutôt que de se livrer à une « politique politicienne » caractérisée par la prédation et le maintien du pouvoir à tout prix.
Elle a également déploré le manque d’application de l’article 14 de la Constitution sur la parité, qu’elle attribue à un manque de « renouvellement mental » chez les dirigeants.
En conclusion, Marie-José Ifoku a réaffirmé son engagement à œuvrer pour un nouveau Congo, proposant une transition de trois ans pour refonder les institutions avec la participation de toutes les couches de la société, et non pas seulement des politiciens.
