Dossier ville morte à Kinshasa : certains citoyens parlent d’une « aventure de l’opposition » qui cherche ses propres intérêts 

 

Alors que l’opposition avait appelé à une journée « ville morte » pour protester contre le projet du changement constitutionnel initié par le pouvoir en place, la réalité du terrain à Kinshasa montre une toute autre dynamique. Des citoyens ont largement ignoré ce mot d’ordre même si dans d’autres coins de la ville les activités tournent au ralenti.

Un habitant rencontré sur l’avenue Bokasa Commerce, dans la commune de la Gombe, s’est interrogé sur les vraies motivations de l’opposition en décrétant la ville morte.

Il dit ne pas comprendre s’il s’agit de quelle opposition, évoquant même ceux qui, selon lui, ont pris les armes pour tuer les congolais.

Pour lui, la déconnexion entre les leaders politiques et le peuple est totale. Il souligne que vouloir imposer une journée sans activité revient à priver des milliers de familles de leur seule source de revenus, rappelant que ces leaders n’ont aucune légitimité pour forcer la population à se rester chez elle.

Ce n’est pas tout, ce dernier a également pointé du doigt les dérives de certains discours, citant notamment Prince Epenge de la coalition Lamuka qui, selon ses propos, a menacé la population avec des intimidations sur le risque de perdre leurs biens ce mercredi 03 juin, s’ils n’arrivaient pas à respecter leur mot d’ordre.

La ville morte a été décrétée par l’opposition réunie au sein de la coalition « C64 » pour dire non à un troisième mandat de Félix Tshisekedi.

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