Après la conférence de presse du président de la République Félix Tshisekedi tenue mercredi 06 mai à Kinshasa, l’actrice politique du Kasaï Denise Muluka est revenue sur l’état de la gouvernance en République Démocratique du Congo, un sujet qui a fait objet de discussion avec la presse congolaise.
Pour la ministre honoraire du genre au Kasaï, la gouvernance ne doit plus être un concept théorique, mais un outil de développement concret permettant aux provinces de ne plus attendre tout de Kinshasa.
« On ne gère pas une province par procuration ou par des slogans. La bonne gouvernance exige une présence terrain et une transparence absolue dans la gestion des ressources locales », a-t-elle fait savoir.
Dans sa déclaration, Denise Muluka a détaillé les priorités qui devraient, selon elle, guider l’action publique dans les mois à venir. Parmi lesquelles la redevabilité des élus qui, à l’en croire, préconise la mise en place de mécanismes d’audit réguliers pour les exécutifs provinciaux, afin de s’assurer que les budgets alloués répondent prioritairement aux besoins sociaux (santé, éducation, infrastructures).
Ce n’est pas tout, Muluka Muhandji plaide également pour un leadership féminin compétent impliquant des femmes pour apporter une rigueur et une sensibilité aux priorités communautaires qui, selon elle, manquent souvent dans des prises de décision.
Considérée comme une voix qui compte dans le débat sur la gouvernance, Denise Muluka exhorte la population à être exigeante face aux dirigeants pour l’amélioration des conditions de vie. Une situation qui préoccupe la quasi-totalité des habitants dans plusieurs provinces dont le Kasaï à Tshikapa.
