La Rédaction
Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde appelle les médias à jouer leur rôle de quatrième pouvoir, dans le cadre du devoir de redevabilité qui s’impose à ceux qui dirigent la Res Publica, qui se fait à travers les médias, appelés à jouer le relais entre l’action de ces derniers et l’opinion publique qui est dans son droit de connaître la manière dont la cité est gérée.
C’était au cours d’un déjeuner de presse, cet échange voulu convivial, qu’il a organisé, ce lundi, 14 février 2022, à Pullman hôtel de Kinshasa avec les patrons de presse et les professionnels des médias.
Le chef du gouvernement, tout en reconnaissant le contexte difficile du travail des journalistes, sollicite leur accompagnement pour aider son gouvernement à rendre compte de son action devant le peuple souverain. Et, dans cette interaction, le Premier ministre a promis son accompagnement et celui de tout son gouvernement dans la mise en œuvre de toutes les résolutions issues des états généraux de la Communication et Médias auxquels il a pris une part active. Il tient à une corporation des médias libres, efficaces, et dépouillés des « moutons noirs », spécialistes de la désinformation.
Sala Lukonde attend l’accompagnement des médias dans l’action du gouvernement qui s’inscrit dans le cadre des missions lui confiées par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lesquelles missions sont en réalité les actions que le gouvernement doit poser en faveur de la population. Il a aussi insisté sur l’équivoque » qu’il faut lever entre le recensement voulu pour avoir un fichier d’identité nationale, et permettre au peuple congolais d’avoir finalement une carte d’identité, qui n’a rien à voir avec l’enrôlement des électeurs en vue de l’organisation des élections ».
Il s’agit de deux opérations tout à fait distinctes, qui ne vont pas se chevaucher, a-t-il martelé. Parce que depuis 1984 jusqu’aujourd’hui, il n’y a jamais eu d’identification de la population. C’est une action que le Premier ministre entend entreprendre sans pour autant retarder l’organisation des élections.
» Il est clair, pour nous, qu’il faut que nous puissions nous assurer de revenir dans la norme », a-t-il martelé.
» Mission pour la paix et la sécurité particulièrement à l’est du pays, mission pour la santé et l’amélioration du système général d’accès aux soins, mission sur la poursuite de la gratuité de l’enseignement pour s’assurer que demain soit garanti par la formation de la jeunesse, formation tant formelle que professionnelle, ensuite, pour pouvoir arriver à tout cela, avoir les moyens de sa politique, et donc finalement, c’est ce travail qui est fait pour la mobilisation des recettes, cette lutte contre la corruption et le coulage des recettes, et les réformes pour aboutir à ce véritable état des droits voulu par le chef de l’État, état des droits ou surtout la liberté de la presse est assurée, et bien sûr d’autres objectifs tout aussi importants, notamment le programme de développement local des 145 territoires.
Il a également mis un accent sur le contexte dans lequel son gouvernement devait mettre en application toutes ces recommandations, mieux ces missions reçues du président de la République. Un contexte marqué par des retards accumulés dans tous les secteurs. Que ce soit dans les infrastructures, le fonctionnement, de l’administration, et les engagements de la République. Un contexte également marqué par la pandémie de Covid-19. Mais cela n’a pas pu ébranler la détermination du gouvernement à matérialiser la vision du président de la République. Pour agir dans le domaine de la sécurité, il applique l’état de siège, où il y eu l’encouragement des FARDC avec la campagne « Bendele ekweya te », la sensibilisation pour amener les groupes armés locaux, qui agissent sur la base des différences ethniques, à déposer les armes.