Les principaux acteurs du pouvoir sont divisés par un conflit sous-jacent malgré l’apparente unité au sein de l’Union Sacrée de la Nation.
Cette alliance, née de la scission entre le FCC de Joseph Kabila et le CACH de Félix Tshisekedi, visait à instaurer une nouvelle gouvernance politique sous la direction de Félix Tshisekedi en rassemblant les Congolais de tous horizons.
Après un premier mandat achevé en 2023, le successeur de Joseph Kabila a obtenu un nouveau mandat en décembre de l’année dernière avec une majorité écrasante.
La nette évolution en faveur du nouveau chef de l’État a soulevé l’espoir des partisans du pouvoir en place. Cependant, cette opportunité tant attendue de reconnaissance s’est avérée décevante pour de nombreux acteurs, dont le député Eliezer Ntambwe. Ce dernier constate que l’ancien pouvoir du PPRD reprend du terrain et influence de nouveau, les institutions.
Sur les ondes de Top Congo, Eliezer Ntambwe exprime son désarroi : « C’est comme si nous sommes entrain de perdre le pouvoir et nous regardons. Nous avons lutté ensemble mais au bout du compte, le PPRD vient récupérer le pouvoir. Nous qui avions lutté et qui sommes fidèles à l’idéal d’Étienne Tshisekedi, ne constituons même pas 20 % du gouvernement Suminwa… »
Le député national Eliezer Ntambwe, initialement pressenti pour intégrer le gouvernement de Judith Suminwa lors du second mandat de Félix Tshisekedi, a finalement été écarté de la liste des membres du gouvernement. Cette décision suscite de la frustration et porte atteinte à l’avenir de l’Union Sacrée, qualifiée de «panier de crabes » par certains.
