Dans la marche dialectique de la Démocratie dans notre Pays, partant de 13 parlementaires dont les marquantes figures notamment : Dr Étienne Tshisekedi, Jean Nguz Karl-i-Bond et Frédéric Kibasa en 1980 aux mouvements rebelles ayant conduit au dialogue global et inclusif de sun city de 2003-2004, personne ne peut plus être autorisée à excroquer le pouvoir du peuple.
Parler au nom du peuple en démocratie implique l’existence d’un mandat populaire. Il en résulte nettement que c’est par les élections que le peuple donne mandat à ses représentants élus.
Les non élus, s’aviseraient de recourir aux actes confiscatoires de mandat d’autrui, attendant la fin du cycle pour solliciter et éventuellement obtenir du peuple l’autorisation de parler en son nom.
En revanche, prétendre parler au nom du peuple sans son mandat, peut exposer son auteur aux critiques pour détournement de pouvoir du peuple, en démocratie.
A voir la mitraillettique verbale et l’approche anthropologique utilisées, je suis en difficulté de distinguer, du point de vue méthode, le combat politique pacifique et la lutte armée. Le cloisonnement est dépourvu d’étanchéité.
S’agissant du problème qui domine les discussions politiques actuellement, celui de la révision ou changement de la constitution, nous ne sommes pas à l’epoque d’oracle antique où une divinité disposerait du monopole de dire ce qui doit être fait et le momentum opportun. C’est un débat de société de sorte que le dernier mot revient au souverain primaire. 
Étonnement, le bloc anti révisionniste actuel, fut le pilier de la modification constitutionnelle d’hier. Ils se prennent pour ayant droit imaginaires à titre universel de notre peuple. A ce titre, ils peuvent eux, et eux seuls, dire: qu’avec nous c’est aujourd’hui, en absence de nous, c’est demain. Il leur manque de valeur sociétale.
A ce propos, Albert Einstein disait “la vrai valeur d’un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi.
L’arrogance est une tare dans une démocratie, elle restreigne les débats publics et est incompatible avec le concours des rationalités.
Personne en RDC n’a hérité du pouvoir de choisir ceux qui peuvent produire des réformes et ceux qui y sont interdits.
Dit autrement, comment peut-on être logique et dire, nous refusons au peuple et dirigeants d’aujourd’hui le droit de penser et de procéder aux améliorations du cadre légal moteur, que nous n’autorisons qu’aux seules générations futures.
Il reste sociologiquement logique que chaque congolais a droit au débat public, mais en son propre nom.
En démocratie, le pouvoir est exercé directement par le peuple ou indirectement par l’intermediaire de ses représentants élus. Combattre un régime démocratiquement, c’est faire le choix de se reserver du socant instinctif.
