À Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, des explosions, attribuées à des frappes de drones, ont frappé plusieurs zones, dont des quartiers résidentiels, causant la mort de civils et provoquant une vive émotion nationale et internationale.
L’une des bombes a tragiquement frappé un bâtiment du personnel humanitaire, causant le décès de Karine Buisset, une employée de nationalité française travaillant pour l’UNICEF.
En réaction, le gouvernement congolais affirme suivre la situation avec la plus grande attention et assure que tout est mis en œuvre pour comprendre les failles ayant mené à ce drame. Le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a apporté une précision en rappelant que « ces incidents sont survenus dans des zones occupées ».
Pour Kinshasa, la présence des forces de l’AFC/M23 dans ces secteurs fragilise la sécurisation directe des civils et rend le retrait de ces troupes impératif pour restaurer l’autorité de l’État.
Face aux accusations de la rébellion de l’AFC/M23 attribuant les frappes aux drones de l’armée congolaise (FARDC), le gouvernement annonce que les circonstances exactes et l’origine de ces explosions font déjà objet d’enquêtes.
Ces investigations visent à déterminer avec précision la trajectoire des projectiles et l’origine des lanceurs. Parallèlement, l’ONU a fermement condamné ces attaques, soulignant que les frappes visant le personnel humanitaire pourraient constituer des crimes de guerre.
