Les enseignants de la sous-division d’Oicha, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, ont déclenché une grève sèche ce lundi 13 avril, paralysant ainsi les activités scolaires dans plusieurs établissements de la région.
À travers ce mouvement, les professionnels de la craie blanche réclament notamment le paiement du salaire du mois de mars dernier, qui accuse un grand retard. Cette situation, selon eux, impacte gravement leurs conditions de vie et leur capacité à assurer correctement leur mission éducative. Les enseignants exigent également la libération de leurs collègues arrêtés depuis plusieurs mois et déjà condamnés par la justice congolaise.
Une revendication qui suscite des débats au sein de l’opinion, compte tenu du caractère judiciaire du dossier.
Par ailleurs, les grévistes demandent l’installation effective de la MESP (Mutuelle de santé des enseignants) dans leur sous-division, ainsi que la mise en œuvre de la SNSSAP, une structure destinée à assurer la prise en charge des enseignants retraités.
Réunis en assemblée générale à l’école primaire publique Masosi, au quartier Pakanza, cellule des écoles, les enseignants ont conditionné la reprise des cours à la satisfaction de leurs revendications par le gouvernement congolais.
