Huit militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont achevé, ce vendredi 15 mai à Beni, la première phase d’une formation spécialisée sur la lutte contre les dangers liés aux explosifs et autres engins de guerre. Cette session de renforcement des capacités avait débuté le 27 avril dernier avec l’appui des instructeurs français de l’UNMAS, le service de lutte antimines de la MONUSCO.
Organisée dans le cadre de l’amélioration de la sécurité des populations civiles et des militaires engagés dans les opérations contre les groupes armés, cette formation a permis aux participants d’acquérir des connaissances pratiques sur l’identification, la prévention et la neutralisation des risques liés aux explosifs. Les bénéficiaires ont également été initiés aux techniques d’intervention en zones contaminées par les engins explosifs improvisés.
Présidant la cérémonie de clôture, le général de brigade Joseph Mugisa, commandant des opérations Sokola 1 Grand Nord-Kivu, a salué l’appui de la MONUSCO et l’engagement des militaires formés. Il a indiqué que cette initiative contribue au renforcement des capacités opérationnelles des FARDC dans un contexte sécuritaire marqué par la menace persistante des groupes armés dans la région de Beni.
De son côté, Michael Nole, représentant du chef de bureau de la MONUSCO à Beni, a souligné l’importance de cette collaboration entre les FARDC et l’UNMAS. Selon lui, la maîtrise des techniques de lutte contre les explosifs constitue un atout majeur pour la protection des civils ainsi que pour la sécurisation des zones affectées par les conflits armés.
Au nom des lauréats, l’un des militaires formés a exprimé sa satisfaction après cette session qu’il juge bénéfique pour leur mission sur le terrain. Il a promis de mettre en pratique les connaissances acquises afin de contribuer efficacement à la protection des populations et à la réduction des risques liés aux engins explosifs dans la région.
