RDC : Pius Muabilu sort le marteau politique pour casser les failles de la Constitution

 

Le Congrès National Congolais (CNC) a lancé, ce vendredi à Kinshasa, les travaux de réflexion consacrés à la réforme de la Constitution. Une initiative conduite par son leader, Pius Muabilu Mbayu Mukala, dans un contexte politique marqué par de vifs débats sur l’avenir du cadre institutionnel en République Démocratique du Congo.

À l’ouverture de cette session de six jours, prévue du 8 au 14 mai, Pius Muabilu a installé une commission composée d’une trentaine de membres chargés d’examiner, article par article, les dispositions de la Constitution en vigueur.

Les travaux devront identifier, selon le CNC, les insuffisances du texte actuel et formuler des propositions de révision à soumettre à la Haute autorité de référence de l’Union sacrée de la Nation.

La commission regroupe des députés et sénateurs du parti ainsi que des experts issus de divers horizons, notamment des juristes, politologues, communicologues et économistes. Elle est organisée en sous-commissions thématiques, chargées d’approfondir les différents titres de la Constitution avant une restitution en plénière.

Dans son allocution, Pius Muabilu a insisté sur la nécessité de replacer la réforme dans une logique de souveraineté nationale et a qualifié le débat constitutionnel de « preuve de vitalité démocratique ». Il a par ailleurs salué le rôle du président de la République, estimant qu’il a permis de garantir un espace de liberté et de débat public.

Cependant, son intervention a été marquée par une prise de position particulièrement sévère à l’égard de l’ancien président Joseph Kabila. Le leader du CNC a affirmé que ce dernier « porte sur lui le sang des Congolais tués innocemment dans la partie Est du pays » et qu’il « devra en répondre devant Dieu et devant les hommes », des propos tenus dans un ton accusatoire et sans apporter de preuves publiques.

Ces déclarations interviennent dans un climat politique déjà tendu autour des discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle, un sujet qui divise la classe politique congolaise entre partisans du changement et défenseurs du maintien du texte actuel.

Les travaux de la commission se poursuivront jusqu’au 14 mai, avec pour objectif la production de recommandations destinées aux instances dirigeantes du parti et, potentiellement, aux autorités politiques nationales.

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