Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a présenté ses excuses au peuple congolais au sujet de sa célèbre déclaration « à la moindre escarmouche », prononcée dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Prenant la parole devant la presse congolaise, le chef de l’État a reconnu avoir été induit en erreur par de mauvaises informations sur la situation réelle des Forces armées de la RDC (FARDC). « Aujourd’hui, je voudrais vraiment profiter de cette occasion pour m’excuser devant le peuple congolais », a-t-il déclaré, affirmant qu’il était alors « très déterminé », mais mal informé sur les capacités réelles de l’armée congolaise.
Selon Félix Tshisekedi, les sanctions et interpellations actuellement observées au sein de l’appareil sécuritaire prouvent qu’une partie de la vérité lui avait été cachée. Il a estimé qu’il était impossible de mener une guerre efficace avec une armée « désorientée, décomposée et désorganisée ».
Le président congolais est également revenu sur les conditions de vie difficiles des militaires congolais, rappelant qu’il avait déjà dénoncé la « clochardisation » de l’armée, des propos qui avaient suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Il a soutenu que cette réalité reste visible sur le terrain.
Illustrant cette situation, Félix Tshisekedi a évoqué le cas de soldats envoyés au front avec leurs familles, faute de garanties sur leurs conditions de logement dans les camps militaires.
Pour lui, cette situation traduit la gravité des problèmes structurels qui minent encore l’armée congolaise, engagée dans la lutte contre les groupes armés dans l’Est de la RDC.
