Lors d’un point de presse tenu à Kinshasa, le président de la République, Félix Tshisekedi, a abordé la question sensible de l’organisation des élections dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays.
Le chef de l’État a déclaré qu’il n’y aurait pas d’élections organisées sans la participation des villes de Goma et Bukavu, tant que ces zones restent affectées par des violences liées à l’agression dont le pays est victime. Une position qui souligne l’importance de l’intégrité territoriale et de l’inclusivité du processus électoral.
En revanche, Félix Tshisekedi a indiqué qu’un référendum pour une éventuelle révision de la Constitution pourrait être envisagé, même sans la participation de ces deux grandes villes de l’Est. Cette déclaration ouvre la voie à un débat politique sur les priorités institutionnelles dans le contexte actuel.
Ces propos interviennent alors que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs régions du pays, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où les populations continuent de faire face à des violences armées récurrentes. Cette prise de position du président congolais ne manquera pas de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile, dans un contexte où les enjeux électoraux et constitutionnels restent au cœur du débat national.
