Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a ravivé le débat politique autour d’un éventuel troisième mandat après une déclaration faite ce mercredi 06 mai, devant la presse.
« Je n’ai pas sollicité un 3ème mandat, mais si le peuple veut un 3ème mandat, je l’accepterai », a affirmé le chef de l’État, dans une sortie qui suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique congolaise.
Cette déclaration intervient alors que la constitution congolaise limite le nombre de mandats présidentiels à deux. Depuis plusieurs mois, des spéculations persistent sur les intentions du pouvoir concernant l’avenir politique du pays à l’approche des prochaines échéances électorales.
En évoquant la « volonté du peuple », Félix Tshisekedi remet au centre du débat la question de la légitimité populaire face aux dispositions constitutionnelles.
Pour certains observateurs, cette prise de position pourrait être interprétée comme un signal politique destiné à tester l’opinion publique sur une éventuelle révision constitutionnelle. Dans les rangs de l’opposition, plusieurs voix défendent déjà le respect strict de la Constitution et de l’alternance démocratique. À l’inverse, certains partisans du président estiment qu’un éventuel maintien au pouvoir devrait dépendre exclusivement du choix populaire exprimé dans les urnes.
À ce stade, aucune initiative officielle relative à une modification de la Constitution n’a été annoncée. Mais cette déclaration présidentielle relance un débat sensible dans un pays où les questions liées à la limitation des mandats ont souvent provoqué de fortes tensions politiques.
