Sanctions américaines contre Joseph Kabila : Jean Thierry Monsenepwo parle d’un tournant historique et d’une “fin de système”

 

L’ambassadeur et Président du Conseil d’Administration (PCA), Jean Thierry Monsenepwo, a dans une déclaration publiée ce lundi 04 mai, vivement réagi aux sanctions américaines visant l’ancien président congolais, Joseph Kabila.

Dans un ton ferme et sans équivoque, ce proche du pouvoir qualifie cette décision de Washington d’événement majeur, marquant, selon lui, « l’acte de décès national et international d’un ancien Chef de l’État ».

Pour Jean Thierry Monsenepwo, ces sanctions ne relèvent ni d’un geste symbolique ni d’une posture diplomatique, mais reposent sur des éléments tangibles.

« L’Histoire vient de parler. Le cycle politique de Joseph Kabila, qui a duré 18 ans, touche à sa fin. Les États-Unis ne sanctionnent pas à la légère : ils agissent sur la base de preuves solides, financement, coordination et implication dans des réseaux ayant contribué à l’instabilité dans l’Est du pays », a-t-il déclaré.

Une lecture politique assumée

Selon Monsenepwo, cette décision consacre la fin d’un système qu’il qualifie de “co-actionnaire du chaos”, pointant du doigt les responsabilités internes dans les conflits qui secouent l’Est de la RDC depuis plusieurs décennies.

Il souligne également que cette évolution vient conforter les positions du Président de la République, Félix Tshisekedi, longtemps critiqué pour ses prises de position sur les ingérences extérieures et les complicités internes.

« Pendant des années, lorsqu’il dénonçait certains relais internes et les connexions régionales, on parlait de diversion. Aujourd’hui, les faits lui donnent raison. Le Chef de l’État avait une longueur d’avance », a-t-il insisté.

Vers un processus plus large

Jean Thierry Monsenepwo estime que ces sanctions américaines constituent le début d’un processus plus profond, susceptible de s’étendre à d’autres acteurs impliqués, tant au niveau national que régional.

Il évoque notamment la possibilité de poursuites ou de nouvelles mesures visant des figures clés liées aux dynamiques sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Dans sa lecture, cette décision marque également un coup d’arrêt pour plusieurs structures politiques et réseaux qu’il associe à l’ancien régime, notamment certains partis et mouvements armés opérant dans l’Est du pays.

Un signal fort pour la RDC

Pour Monsenepwo, ces sanctions envoient un message clair : l’impunité ne saurait être éternelle.

Il appelle à saisir cette opportunité pour renforcer la gouvernance, restaurer l’autorité de l’État et consolider les efforts en faveur de la paix et de la souveraineté nationale.

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