La présidente nationale du Congrès des patriotes démocrates (CPD), Ernestine Nyoka Kayiba, a réaffirmé l’engagement de son parti en faveur d’un dialogue politique inclusif, à l’issue du meeting organisé le 24 avril par Jean-Marc Kabund, à l’occasion du quatrième anniversaire de son parti, l’Alliance pour le changement.
Allié au sein de la Coalition de la gauche congolaise (CGC), le CPD dit souscrire à une dynamique visant la construction d’un Congo « uni et fort », fondée sur l’inclusion de toutes les forces politiques, y compris les opposants en exil. « Non à l’exclusion », a martelé la formation politique, insistant sur la nécessité d’un processus de dialogue ouvert à tous.
Sur le plan institutionnel, le CPD s’oppose fermement à toute initiative de révision ou de modification de la Constitution. Le parti invoque notamment le contexte sécuritaire marqué par les conflits persistants dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour engager une telle démarche, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.
Dans son argumentaire, la formation politique évoque également des précédents historiques majeurs ayant conduit à des changements institutionnels en République démocratique du Congo, notamment en 1965 avec la prise de pouvoir du président Mobutu Sese Seko, en 1997 avec l’arrivée de l’AFDL, et en 2006 à l’issue du processus de Sun City. Pour le CPD, aucun événement comparable ne justifie aujourd’hui une remise en cause de l’ordre constitutionnel actuel.
À l’approche de l’échéance électorale de 2028, le CPD appelle à la préparation d’un processus électoral crédible devant aboutir à une alternance pacifique. Le parti prévient qu’en l’absence d’un tel cadre, le pays pourrait basculer dans une transition politique, tout en réaffirmant son adhésion à la ligne prônée par la CGC en faveur du dialogue et du respect de la Constitution.
