La situation humanitaire demeure préoccupante dans plusieurs agglomérations du territoire de Beni, notamment dans la région de Kasindi, la chefferie de Bashu et le secteur de Rwenzori, où plus de 19 000 ménages des déplacés de guerre vivraient dans des conditions jugées alarmantes.
L’alerte a été lancée par Aimé Mukanda, défenseur des droits humains et porte-parole du comité des déplacés de guerre, enregistrée ce lundi 27 avril 2026, à la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sous le numéro CNDH/KIN0106.
Selon lui, ces familles sont composées de personnes ayant fui les zones sous contrôle du M23/RDF, ainsi que d’autres localités menacées par les attaques des ADF-MTM. La majorité des déplacés seraient actuellement hébergés dans des familles d’accueil, les camps de déplacés étant peu acceptés dans cette partie du territoire. « Cette population vit dans le désespoir, dans un silence presque total des humanitaires et du gouvernement congolais », déplore-t-il.
D’après les statistiques de l’ONG MCOV qui accompagne les déplacés dans la zone, les ménages recensés se répartissent comme suit :
– Kyavinyonge : 2 311 ménages ;
– Karuruma : 412 ménages ;
– Bulongo : 1 243 ménages ;
– Kitokoli : 1 334 ménages ;
– Lume : 1 051 ménages ;
– Kudi : 937 ménages ;
– Manzanga : 342 ménages ;
– Rugetsi : 157 ménages ;
– Kinyambahore : 3 027 ménages ;
– Nzenga : 917 ménages
– Halungupa : 889 ménages ;
– Kangahuka : 1 274 ménages ;
– Lubiriha : 1 087 ménages ;
– Kasindi centre : 1 114 ménages ;
– Muramba : 432 ménages ;
– Kasindi frontière : 1 461 ménages ;
– Masambo : 957 ménages.
Face à cette situation, les responsables communautaires appellent les organisations humanitaires ainsi que le gouvernement congolais à intervenir rapidement pour fournir une assistance d’urgence à ces déplacés internes.
Ils demandent également le rétablissement de la paix et de la sécurité dans les zones affectées afin de permettre aux populations de regagner leurs milieux d’origine dans des conditions sûres et dignes.
