Beni : les élèves entrent en grève pour exiger la libération de deux enseignants

 

La crise scolaire prend une nouvelle tournure à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, au Nord-Kivu. Après le mouvement de grève déclenché par les enseignants affiliés au SYNECAT, ce sont désormais les élèves qui montent au créneau pour réclamer la libération de deux de leurs enseignants arrêtés et condamnés par la justice congolaise.

Dans une décision annoncée depuis la soirée du lundi dernier, le comité des élèves du territoire de Beni a appelé ce mardi 21 avril à une grève générale. Ces apprenants conditionnent la reprise effective des cours à la libération des enseignants détenus depuis plusieurs mois à la prison centrale de Kangbayi, à Beni.

Sur le terrain, les effets de ce mot d’ordre se font déjà sentir. Ce mardi, plusieurs élèves de la sous-division d’Oicha ont rebroussé chemin après s’être présentés dans leurs établissements scolaires.

À l’Institut Tenambo, une école conventionnée protestante sise dans la localité Bakila Tenambo en secteur Beni-Mbau, une trentaine d’élèves ont choisi de rester dans la cour de l’école sans assister aux cours, affirmant leur détermination à obtenir satisfaction.

Les élèves grévistes maintiennent leur position et affirment ne pas reprendre le chemin de l’école tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte. Ils insistent sur la libération des deux enseignants, qu’ils considèrent comme une condition essentielle au retour à la normale dans le secteur éducatif local.

Pour rappel, les enseignants concernés sont accusés d’avoir torturé un élève de l’école primaire publique Lindumbe, dans le secteur de Ruwenzori. L’élève avait succombé à ses blessures quelques jours après les faits, une affaire qui continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté.

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