La Mission de l’Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a salué les progrès enregistrés à Montreux, en Suisse, lors des pourparlers tenus du 13 au 18 avril entre le gouvernement congolais et les représentants de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), dans le cadre du processus de Doha.
Dans un communiqué rendu public dimanche dernier, la Mission onusienne se félicite des avancées vers la signature d’un protocole portant sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire. Elle encourage les deux parties à maintenir leur engagement afin de parvenir rapidement à un accord, dans l’objectif d’atténuer les souffrances des populations civiles affectées par le conflit dans l’est du pays. La MONUSCO souligne également les engagements pris en faveur d’un accès humanitaire rapide, sécurisé et sans entrave, dans le respect du droit international humanitaire, des droits de l’homme et du droit des réfugiés.
Elle met en avant l’importance de la protection des civils, notamment des femmes et des enfants, ainsi que la préservation des moyens de subsistance et des infrastructures essentielles. Par ailleurs, la Mission appelle à la poursuite des mesures de confiance entre les parties, notamment la libération et l’échange de détenus, avec l’appui du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Elle salue également la signature d’un mémorandum d’entente avec la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), visant à rendre opérationnel le Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (MCVE+).
Observatrice des discussions, la MONUSCO insiste sur la nécessité de mettre en place un mécanisme crédible et transparent de suivi du cessez-le-feu, afin de réduire les violences et renforcer la protection des civils. Un tel dispositif devrait également favoriser le rétablissement progressif de l’autorité de l’État dans les zones affectées.
Dans cette perspective, la Mission se dit prête à appuyer, sur le plan logistique et technique, les premières missions de vérification du mécanisme de supervision du cessez-le-feu, conformément à son mandat et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Elle souligne toutefois que le bon fonctionnement de ce mécanisme dépend de certaines conditions essentielles, notamment la cessation de l’utilisation de drones offensifs, la fin du brouillage des signaux GPS, la liberté de mouvement de son personnel, ainsi que la sécurisation de l’espace aérien.
Enfin, la MONUSCO exhorte les parties à transformer les avancées diplomatiques en actions concrètes sur le terrain, en poursuivant les négociations sur les autres protocoles, dans l’intérêt des populations civiles durement affectées par le conflit.
