La ville de Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, a été le théâtre de deux tragédies distinctes dans la soirée du dimanche 19 avril 2026, illustrant une fois de plus la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette agglomération.
Dans la cellule Kithahomba, au quartier Rwangoma en commune Beu, une femme identifiée comme Malite Thembo, âgée d’une quarantaine d’années, a été tuée par des hommes armés non identifiés. Selon les premières informations recueillies, la victime a été exécutée sans aucune forme de procès, plongeant les habitants du quartier dans la consternation.
Au même moment, au quartier Ngadi en commune Ruwenzori, un père de famille du nom de Kasereka Sadiki Dieudonné, âgé d’une quarantaine d’années, a succombé de ses blessures après avoir été atteint par des tirs attribués à un militaire non autrement identifié. Les circonstances exactes de cet incident restent encore à élucider.
Ces deux drames survenus en l’espace de quelques heures ont ravivé la peur au sein de la population de Beni, une ville pourtant censée être hautement sécurisée en raison de la présence des institutions provinciales et des forces de défense et de sécurité.
Face à la recrudescence des incursions nocturnes et des assassinats ciblés, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger une implication accrue des services spécialisés afin de restaurer l’autorité de l’État et garantir la sécurité des citoyens.
