La Nouvelle société civile congolaise (NSCC), par le biais de son coordonnateur national Jonas Tshiombela, déplore vivement la montée extrême des cas d’insécurité au pays, plus particulièrement dans la ville de Kinshasa.
Devant la presse, cet activiste de la société civile a critiqué également la décision du gouvernement congolais, permettant accueillir les migrants du conflit opposant les États-Unis à l’Iran.
À l’en croire, la RDC ne remplit pas encore les conditions internes nécessaires pour envisager une telle initiative internationale.
« Nous avons reçu cette décision avec beaucoup de déception, parce que nous pensions que le pays devait d’abord régler ses problèmes internes », a-t-il déclaré.
Dans la foulée, Jonas Tshiombela souligne que le pays fait déjà face à de nombreux défis, notamment l’absence d’un système fiable d’état civil, le manque de recensement général de la population, ainsi que des difficultés persistantes en matière de sécurité des personnes et des biens. Il s’est interrogé également sur la pertinence d’ajouter une nouvelle charge sociale et sécuritaire dans un contexte déjà fragile.
« Dans un pays où l’état civil n’est pas bien organisé, où le recensement n’a jamais été réellement effectué et où la sécurité n’est pas totalement assurée, il n’était pas nécessaire d’ajouter d’autres migrants », a-t-il ajouté, appelant ainsi à plus de transparence dans les accords conclus par les autorités, ainsi qu’à une meilleure prise en compte des réalités nationales avant toute décision de coopération internationale.
S’agissant de l’insécurité qui prend une allure inquiétante dans la ville de Kinshasa, Jonas Tshiombela exige la démission du gouvernement central qui, selon lui, n’arrive pas à sécuriser le peuple congolais.
