Au moins une dizaine de civils ont été tués dans une nouvelle attaque attribuée aux milices CODECO, ayant visé la localité de Fataki, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri.
Selon la société civile, l’attaque a eu lieu dans la matinée de ce mardi 17 septembre.
« Nous avons la tristesse d’annoncer à l’opinion publique locale, nationale et internationale qu’il y a eu une attaque du groupe armé CODECO, dans la localité de Fataki. Ils ont fait une incursion vers minuit dans deux parcelles majoritairement habitées par la communauté Hema. Ils ont décapité à l’aide des machettes, 9 personnes dans la première parcelle et 3 personnes dans la seconde. Tandis qu’une autre personne, qui tentait de fuir, a également été tuée », explique Jules Tshuba de la société civile.
Cette structure citoyenne précise que ces miliciens ont tiré un coup de feu avant de s’en fuir dans la nature. L’incident s’est produit à 200 mètres de la position des FARDC, qui n’ont pas réagi pour secourir les habitants.
« Comment ce groupe armé peut-il venir attaquer dans ce groupement qui est toujours très calme et sans problème ? Les Lendu et les Hema y vivent bien. Le groupe CODECO ou son porte-parole peut-il expliquer comment ses militaires peuvent attaquer Fataki, un lieu paisible, sans attaques ni conflits ? Il s’agit d’un massacre, pas d’une guerre », s’indigne la société civile.
Malgré l’état de siège et les innombrables accords signés avec les groupes armés, la situation sécuritaire reste précaire dans l’ensemble de la province de l’Ituri. Actuellement, seul le territoire d’Aru est calme, tandis que Djugu, Mambasa, Irumu, et Mahagi continuent de déplorer des morts suite aux attaques des groupes armés locaux et étrangers.
Il faut noter que jusqu’à présent, la situation sécuritaire reste très confuse et c’est la peur qui règne au sein de la population civile locale.
