Les candidats magistrats à nommer en 2024, s’indignent suite au communiqué diffusé sur le compte officiel de la Cour Constitutionnelle, laissant entendre qu’ils auraient fait mea culpa lors de la réunion convoquée par le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) le vendredi 23 août 2024, après un sit-in à la cité de l’Union africaine.
Selon le Conseil Supérieur de la magistrature, les candidats magistrats ont décidé de renoncer à toute forme de pression sur les autorités compétentes pour obtenir leur intégration. ” Faux ont rétorqué ” ces candidats magistrats dans un communiqué publié ce samedi 24 août 2024.
Ces lauréats magistrats dénoncent ces allégations, qui vont clairement à l’encontre de leur lutte pour la reconnaissance de leur droit. Ils disent poursuivre leurs mouvements de pression jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause.
” Nous restons convaincus qu’il serait tout à fait irresponsable de notre part de nous excuser pour des actions qui restent dans les limites de l’exercice normal de notre prérogative de revendiquer notre droit le plus légitime “, indique le communiqué.
Ils exigent leurs nominations cette année et non en 2025.
Après plusieurs actions sans succès, les lauréats magistrats 2024 venus de toutes la république ont assiégé vendredi 23 août 2024 la cité de l’Union africaine en sit-in pour revendiquer leur nomination auprès du chef de l’État, après deux années d’attente.
Le concours de la magistrature avait attiré plus de 35 000 candidats, dont seulement 5 000 ont été retenus.
En raison de contraintes budgétaires, la nomination de ces lauréats a été scindée en deux vagues : 2 500 candidats en 2023, et les 2 500 restants en 2024.
Cependant, les candidats en attente se disent abandonnés deux après.
