Le Conseil Norvégien pour les Réfugiés (NRC) a publié son dernier rapport, classant la RDC au troisième rang des pays en crise les plus négligés au monde.
Négligées parce qu’on sait qu’elles existent, mais qu’on choisit de ne pas s’en occuper, parce que les médias en parlent peu ou pas du tout, et parce que la réponse politique et le financement sont loin d’être à la hauteur des besoins.
Le rapport du NRC, publié le lundi 3 juin, analyse 39 crises de déplacement en se basant sur trois critères principaux : le manque de financement, le manque d’attention médiatique et le manque d’initiatives politiques et diplomatiques internationales.
La RDC se retrouve ainsi parmi les pays les plus négligés en raison de la violence continue dans l’est du pays où « plus de 25 millions de personnes ont continué à faire face à de multiples situations d’urgence ».
Cette situation exerce une pression immense sur les ressources disponibles.
« Les habitants de la région peinent à trouver la sécurité face aux violations des droits humains, notamment aux meurtres et aux enlèvements », indique le rapport du NRC. De plus, l’accès à la nourriture, à l’eau et aux soins de santé de base reste limité à travers le pays, exacerbant l’insécurité alimentaire généralisée. Au moins plus 5 millions de personnes manquent dangereusement de nourriture.
Le rapport du NRC classe la RDC au 3ème rang après le Burkina Faso et le Cameroun, termes de crises négligées. La RDC est suivie du le Mali, le Niger, le Honduras, le Soudan du Sud, la République centrafricaine, le Tchad et enfin le Soudan.
Le classement du NRC montre que la situation humanitaire en RDC est fluctuante. En 2022, le pays occupait la 2ème position dans le classement du NRC des crises les plus négligées au monde après avoir été en tête de classement en 2020 et 2021.
