Depuis lundi 05 septembre dans la soirée, le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima a signé une décision suspendant le Secrétaire Exécutif National (SEN), Totho Mabiku. D’après un proche du Président de la Centrale Électorale, le suspendu aurait commis une faute lourde, et que cette suspension n’est qu’administrative.
Mais, l’entourage de Totho Mabiku Fulmine et crie à l’écartement d’un élément clé qui a toujours bloqué des innovations fratricides et suicidaires que Denis Kadima chercherait à apporter à la CENI, quelqu’en soit le prix.
Kadima, seul coq qui chante
Pour un proche du SEN qui a requis l’anonymat, la suspension est de 15 jours. Totho Mabiku ne peut même pas fouler ses pieds au siège de la CENI, et la police a reçu des instructions claires d’un Conseiller du Président Kadima pour empêcher que le SEN n’accède à son bureau. Toujours selon ce collaborateur du SEN, Denis Kadima va profiter pendant ces quinze jours de suspension de SEN pour prendre de grandes décisions sur l’éminente mise en place dans les Antennes, les Secrétariats Exécutifs Provinciaux (SEP) sur toute l’étendue du territoire national.
Kadima en profitera ainsi pour faire ce qu’il veut dans le recrutement des membres des bureaux de vote (MBDV), la production des machines à voter (MAV) avec l’entreprise Miru de la Corée du Sud, une opération extrêmement juteuse qui divise les membres de la plénière de la CENI.
Toujours selon cet agent de la CENI, Denis Kadima, le seul coq qui chante à la CENI, nommera d’autres animateurs et missionnaires. Il va surtout nommer ses aouilles à la sécurité informatique, seul cerveau stratégique que tout le monde veut contrôler.
Un autre agent de la CENI rappelle que Denis Kadima avait tenté récemment en vain de nommer un autre Secrétaire Exécutif National qui sera chargé de l’informatique, ce qui contrarie avec les textes légaux.
Selon un autre cadre de la CENI, au Bureau comme à la plénière, tous les membres éternuent quand Kadima tousse.
” Je suis le seul coq qui chante ici à la CENI”, avait-il déclaré à tous les membres impuissants, qui avaient leurs bouches bées.
“Avec ce climat, les membres de la plénière sont divisés et attendent le moment “M” pour éventrer le boa, d’après le témoignage d’un Conseiller principal d’un membre de la plénière.
Et à cet agent de poursuivre : ” Le calme hypocrite observé n’est que chimérique, il y a un feu qui couve à la CENI, à 3 mois des élections générales prévues le 20 décembre 2023″.
La même source accuse Denis Kadima de travailler pour le compte d’un cadre de l’opposition, candidat à la présidentielle. Et Totho Mabiku paie le prix de sa logique à vouloir que les élections soient réellement transparentes.
Nous y reviendrons.
