Le bilan de la manifestation des adeptes de la secte religieuse Wazalendo est passé de 43 à 51 morts.
L’annonce a été faite mercredi dernier, par le ministre de l’Intérieur Peter Kazadi lors d’un briefing presse co-animé avec le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya sur la restitution de la mission intergouvernementale dans le chef-lieu du Nord-Kivu, depuis le week-end dernier.
Répondant à une question sur le bilan de ce massacre, Peter Kazadi a indiqué que le bilan est revu à la hausse. Il a affirmé avoir dénombré 51 décès.
Tôt le matin du mercredi 30 août, des adeptes de la secte mystico – religieuse “Foi naturelle judaïque messianique vers les Nations (FNJMN/Wazalendo)” ont été tués pendant qu’ils s’apprêtaient à manifester pour réclamer notamment le départ de la MONUSCO et des troupes de la force régionale de l’EAC.
Ils avaient été réprimés en sang par des éléments de la Garde républicaine.
Cette situation qui a causé des morts a enflammé la colère du président de la République, Félix Tshisekedi, qui lors du récent conseil des ministres avait condamné cet acte et mis en place une Commission interministérielle à Goma, pour s’enquérir et avoir une lumière sur cette situation.
Après échange avec les différentes couches de la population au Nord-Kivu et audition des autorités militaires et policieres, cette délégation gouvernementale avait annoncé plusieurs mesures notamment l’arrestation de deux hauts gradés et d’autres éléments FARDC dont le procès en flagrance pour crime contre l’humanité a été ouvert, mardi dernier, et le rappel à Kinshasa du gouverneur Constant Ndima.
